Cédric Villani inauguration du comité villani paris 14

La dette de la ville de Paris a doublé en 6 ans

Dans une interview aux Echos parue ce mercredi 2 octobre, Cedric Villani évoque l’état des finances et de la dette de la Ville de Paris. Selon lui, la trajectoire d’endettement observée depuis 6 ans n’est pas soutenable. Le candidat à la Mairie de Paris détaille par ailleurs les axes budgétaires de la prochaine mandature.

Interrogé sur les finances de la ville, Cedric Villani a pointé du doigt le niveau de la dette à Paris. Le candidat, a notamment insisté sur le doublement de la dette en six ans. « Le rapport de la Chambre régionale des comptes de 2016 alertait déjà sur la dégradation de l’état des finances ».

Cédric Villani ambitionne donc de dégager des marges de manœuvre sur le fonctionnement afin de pouvoir financer ses priorités d’investissements.

Sur le sujet de la fiscalité, Cédric Villani s’est montré prudent et a défendu une stabilité des impôts locaux. Seule exception : les résidences secondaires. « La pression sur les loyers et le prix d’achat est telle qu’il faut être extrêmement prudent avec la fiscalité. Peut-être faut-il faire une exception avec les résidences secondaires. On doit travailler sur la possibilité de davantage taxer ces biens ».

Cédric Villani proposera donc, par le biais d’un amendement au PLF 2020, de déplafonner la surtaxe sur les résidences secondaires pour ne pas la limiter à 60 %. Il faudra également revoir certains artifices comptables de la mairie actuelle. C’est notamment le cas des loyers capitalisés qui s’approchent des 220 millions d’euros par an. Enfin un audit de la chambre régionale sera demandé par Cédric Villani. En effet, les cessions d’actifs utilisées pour équilibrer le budget (200 millions l’an passé) ne pourront pas se poursuivre indéfiniment.

Cédric Villani a par ailleurs affirmé plusieurs priorités budgétaires. « On est sur une masse salariale en augmentation régulière, qui représente 2,4 milliards d’euros. Il y a un besoin de restructuration et d’efficacité. Nous devrons travailler sur la question des horaires de travail » a-t-il déclaré. La mise en œuvre de la loi Dussopt sera donc l’occasion d’engager des négociations avec les partenaires sociaux. « On parlera productivité, bien-être au travail, réduction de l’absentéisme qui traduit un mal-être dans bien des cas. Pour redonner de la fierté aux agents et que les Parisiens soient fiers de leurs agents. »